Les parallèles entre les deux ères de la providence de la restauration
Les parallèles entre les deux ères de la providence de la restauration
- Le but ultime de la providence de la restauration est d’établir le fondement pour le Messie. Lorsqu’elle se prolonge, les cours providentiels en vue de restaurer ce fondement doivent être répétés.
- Cela s’est traduit dans les faits par la répétition des cours providentiels pour restaurer par l’indemnité l’offrande symbolique et l’offrande substantielle.
- Nous allons examiner les caractéristiques analogues de chaque période providentielle de ce point de vue.
- La nation ayant la responsabilité centrale pour la providence dans l’ère providentielle de la restauration était Israël.
- L’Ancien Testament, recueil de l’histoire d’Israël, contient les sources permettant d’étudier l’histoire de la providence dans cette ère.
- Les chrétiens furent le peuple appelé à la responsabilité centrale pour la providence dans l’ère providentielle de la prolongation de la restauration.
- Par conséquent, l’histoire du christianisme est la source de référence pour comprendre l’histoire providentielle dans cette ère.
- En ce sens, les descendants d’Abraham dans l’ère de l’Ancien Testament peuvent être désignés comme le premier Israël, et les chrétiens dans l’ère du Nouveau Testament peuvent être appelés le deuxième Israël.
La période d’esclavage en Égypte et la période de persécution sous l’Empire romain
- La période d’esclavage en Égypte avait pour but de restaurer la période de 400 ans entre Noé et Abraham, qui avait été profanée à cause de la faute d’Abraham dans son offrande.
- La période correspondante de persécution sous l’Empire romain devait restaurer cette période antérieure par des conditions d’indemnité semblables.
- En endurant cette souffrance, les chrétiens restaurèrent par l’indemnité la période de 400 ans de préparation pour l’avènement du Messie,
- qui avait été profanée à cause de la faute du peuple juif de ne pas honorer Jésus comme une offrande vivante, mais de le conduire à la croix.
- Pendant la période d’esclavage en Égypte, après l’arrivée de Jacob en Égypte avec ses 12 fils et les 70 membres de sa tribu, leurs descendants ont enduré de terribles souffrances sous le joug des Égyptiens pendant 400 ans.
- Durant la période de persécution sous l’Empire romain, les douze apôtres de Jésus et ses soixante-dix disciples ont été la première de maintes générations de chrétiens à endurer une sévère persécution pendant une période de 400 ans.
- Pendant la période d’esclavage en Égypte, le peuple élu du premier Israël préserva sa pureté par la circoncision et par l’offrande de sacrifices puis, quand il quitta l’Égypte, par l’observation du sabbat.
- Durant la période de persécution sous l’Empire romain, les chrétiens en tant que deuxième Israël vécurent une vie de pureté en pratiquant les sacrements du baptême et de l’eucharistie, s’offrant eux-mêmes comme sacrifices et observant le sabbat.
- Moïse guida les Israélites hors d’Égypte et se mit en route vers Canaan.
- Il subjugua le pharaon grâce aux trois signes et aux dix plaies.
- De même, vers la fin de la période de persécution sous l’Empire romain, Jésus accrut le nombre des croyants en touchant leur cœur par son pouvoir et par sa grâce.
- Jésus amena l’empereur Constantin à reconnaître le christianisme,
- puis inspira Théodose Ier, qui fit du christianisme la religion d’État.
- Les chrétiens restaurèrent ainsi spirituellement Canaan en plein cœur de l’Empire romain, le monde satanique.
- Moïse reçut les Dix Commandements et la parole de Dieu révélée dans la Loi, qui formèrent le cœur des écritures de l’Ancien Testament.
- En recevant et honorant les tables de pierre, l’arche de l’alliance et la Demeure, il ouvrit le chemin pour que les Israélites se préparent à la venue du Messie.
- Les chrétiens rassemblèrent les écrits qu’avaient légués les évangélistes et les apôtres et dressèrent le canon du Nouveau Testament.
- Ils bâtirent des églises et élargirent leur fondement pour se préparer au second avènement du Christ.
La période des juges et la période des patriarches
- Après l’entrée des Israélites en terre de Canaan, 15 juges, dont Samson, Éli et Samuel, gouvernèrent les tribus israélites pendant 400 ans. C’est la période des juges.
- Dans l’ère du Nouveau Testament, la période des patriarches apparut pour restaurer la période des juges par des conditions d’indemnité semblables.
- Au cours de cette période, les dirigeants régionaux des Églises – les patriarches, les évêques et les abbés – étaient les guides de la société chrétienne et avaient des responsabilités semblables à celles des juges.
- Les juges accomplissaient les diverses responsabilités de prophète, de prêtre et de roi, qui allaient devenir des fonctions distinctes dans les périodes ultérieures.
- Israël était alors une société féodale.
- À l’instar des juges dans l’ère de l’Ancien Testament, les dirigeants régionaux des Églises avaient des responsabilités semblables à celles de prophète, de prêtre et de roi.
- La société chrétienne dans cette période était une société féodale sous ces autorités régionales.
- La période des juges commença après que les Israélites eurent été libérés de l’esclavage en Égypte et que la jeune génération, fermement unie sous la conduite de Josué et de Caleb, fut entrée en Canaan.
- Ils répartirent le territoire entre leurs clans et leurs tribus.
- Se regroupant dans des villages, uni autour de son juge, le peuple renforça son identité de peuple élu, bâtissant une société féodale simple.
- La période des patriarches dans l’ère chrétienne commença après que le christianisme eut été libéré de la persécution sous l’Empire romain, le monde satanique.
- Les chrétiens répandirent l’Évangile auprès des peuples germains dont beaucoup avaient émigré en Europe occidentale au IVe siècle pour échapper aux invasions des Huns.
- Dieu choisit les tribus germaniques, dans leur nouveau territoire d’Europe occidentale, comme nouveau peuple élu,
- et établit une forme primitive de société féodale, qui devait évoluer plus tard vers la féodalité du Moyen Âge.
- Pendant la période des juges, les Israélites auraient dû honorer la Demeure et demeurer obéissants aux directives des juges.
- Toutefois, au lieu de détruire les sept tribus cananéennes, les Israélites vécurent parmi elles et se laissèrent influencer par leurs coutumes.
- Ils allèrent jusqu’à adorer leurs idoles, amenant ainsi une grande confusion dans leur foi.
- Pendant la période des patriarches, les chrétiens étaient censés honorer l’Église, qui était l’image du Messie, et suivre les directives de ses évêques et des dirigeants monastiques.
- Toutefois, ils se laissèrent influencer par la religion et la culture des tribus païennes germaniques, ce qui entraîna une grande confusion dans la foi chrétienne.
La période du Royaume uni et la période de l’Empire chrétien
- Pendant la période du Royaume uni, les fonctions du juge furent réparties entre les charges de prophète, de prêtre et de roi.
- Les prophètes recevaient des instructions directement de Dieu, les prêtres veillaient sur la Demeure et plus tard sur le Temple, et le roi gouvernait la nation.
- Chacun dans sa mission distincte s’efforçait de guider Israël pour accomplir le but de la providence de la restauration.
- La période de l’Empire chrétien avait pour but de restaurer la période du Royaume uni par des conditions d’indemnité semblables.
- Ainsi, quand la période des patriarches s’acheva,
- leurs missions furent réparties entre les fonctions des moines abbés, correspondant aux prophètes, du pape, correspondant au grand prêtre, et de l’empereur qui dirigeait le peuple.
- Ils avaient la responsabilité de guider le deuxième Israël pour accomplir le but de la providence de la restauration.
- Pendant la période précédente, l’Église chrétienne avait été divisée entre les cinq patriarcats de Jérusalem, d’Antioche, d’Alexandrie, de Constantinople et de Rome, cette dernière ayant une position dominante à l’Ouest.
- Le pape, c’est ainsi qu’on appelait le patriarche de Rome, supervisait tous les évêques et abbés d’Europe occidentale.
- Pendant la période du Royaume uni d’Israël, le roi était la figure centrale pour restaurer le fondement de foi.
- Le prophète et le grand prêtre, après avoir achevé le fondement spirituel pour le roi, et l’avoir oint et béni comme roi, devaient prendre la position de Caïn par rapport à lui.
- Dans l’Empire chrétien, la figure centrale pour restaurer le fondement de foi était l’empereur.
- Le pape, dans une position semblable au grand prêtre d’Israël, qui recevait les commandements de Dieu par l’intermédiaire des prophètes, devait poser le fondement spirituel pour l’empereur.
- Après avoir sacré l’empereur, le pape devait lui obéir comme l’un de ses sujets.
- Pendant la période du Royaume uni, le roi devait gouverner son royaume en suivant les recommandations des prophètes, et ceux-ci lui devaient obéissance comme ses sujets.
- Quelque 800 ans après l’entrée en Égypte des descendants d’Abraham, sur l’ordre de Dieu, le prophète Samuel oignit Saül comme premier roi d’Israël.
- Dans l’Empire chrétien, l’empereur, en retour, devait promouvoir et poursuivre l’œuvre spirituelle de la papauté.
- De même, le pape Léon III sacra Charlemagne premier empereur de la chrétienté (deuxième Israël) en l’an 800.
- Le roi Saül ayant désobéi aux commandements de Dieu donnés par le prophète Samuel (1 S 15.1-23), il n’était nullement qualifié pour bâtir le Temple.
- 40 années de règne du roi David et 40 années de règne du roi Salomon allaient s’écouler avant que le fondement de foi ne soit posé et le Temple bâti.
- Néanmoins, le roi Salomon perdit la position d’Abel pour l’offrande substantielle en tombant dans la luxure.
- Il n’y avait donc pas moyen pour Israël d’établir le fondement de substance ni le fondement pour le Messie.
La période des royaumes divisés du Nord et du Sud et la période des royaumes divisés de l’Est et de l’Ouest
- Le roi Salomon ayant été entraîné par ses femmes et ses concubines à adorer des idoles, le Royaume uni se déchira à sa mort, au bout de trois générations seulement.
- Le royaume d’Israël au nord, fondé par dix des douze tribus, était en position de Caïn,
- alors que le royaume de Juda au sud, fondé par les deux autres tribus, était en position d’Abel.
- C’est ainsi que débuta la période des royaumes divisés du Nord et du Sud.
- L’Empire chrétien se divisa aussi à la troisième génération, partagé par les petits-fils de Charlemagne en trois royaumes : Francie orientale, Francie occidentale et Francie moyenne.
- Les descendants de Charlemagne n’arrêtaient pas de se quereller âprement.
- Les restes de l’Empire chrétien se regroupèrent bientôt en deux royaumes, l’Italie (partie majeure de la Francie moyenne) revenant dans le giron de la Francie orientale.
- La Francie orientale prit le nom de Saint-Empire romain germanique et était en position d’Abel par rapport à la France, nom que prit la Francie occidentale.
- Pendant la période des royaumes divisés du Nord et du Sud, chaque fois que les Israélites violaient leur alliance avec Dieu en déviant de l’idéal du Temple,
- Dieu envoya des prophètes les exhorter au repentir et à une réforme intérieure.
- Cependant, parce qu’ils ne se repentaient pas, Dieu les châtia d’une manière extérieure en laissant des nations païennes comme la Syrie, l’Assyrie et Babylone les attaquer.
- Pendant la période correspondante des royaumes divisés de l’Est et de l’Ouest, la papauté se pervertit.
- Dieu envoya des religieux remarquables encourager une réforme interne de l’Église.
- La papauté et l’Église ne se repentant pas, Dieu les châtia d’une manière extérieure en laissant leurs fidèles affronter les musulmans. Ce fut la raison providentielle à l’origine des croisades.
- La période des royaumes divisés du Nord et du Sud s’acheva par l’exil des peuples d’Israël et de Juda, emmenés par les nations païennes.
- Celles-ci firent tomber la monarchie en Israël.
- La période des royaumes divisés de l’Est et de l’Ouest expira de même sur une perte complète de prestige et de crédibilité de la papauté après les déroutes répétées des croisades.
- Le christianisme perdit ainsi l’axe de sa souveraineté spirituelle.
- De plus, les croisades avaient décimé les seigneurs et les chevaliers, et la papauté et les seigneurs féodaux, ayant englouti des fonds énormes pour poursuivre ces guerres stériles, se retrouvèrent appauvris.
- La monarchie chrétienne montra des signes d’érosion.
La période de la captivité et du retour d’Israël et la période de l’exil et du retour de la papauté
- Parce que les Israélites étaient tombés dans l’infidélité, Dieu leur fit subir les épreuves de l’exil à Babylone.
- Près de 70 ans s’écoulèrent du moment où le roi Nabuchodonosor de Babylone captura le roi Joiakîn et sa famille royale, ainsi que des prophètes comme Daniel et Ézéchiel, des prêtres, des fonctionnaires, des artisans et de nombreux autres Israélites, jusqu’à la chute de Babylone.
- Pendant la période de l’exil et du retour de la papauté, la fin des croisades vit l’effondrement progressif du système féodal en Europe et l’émergence des États-nations modernes.
- À mesure que le pouvoir des monarchies séculières grandissait, le conflit entre les papes et les rois s’aggrava.
- Lors de l’un de ces conflits, le roi de France Philippe IV le Bel fit emprisonner pour un temps le pape Boniface VIII.
- En 1309, Philippe contraignit le pape Clément V à transférer la papauté de Rome à Avignon, dans le sud de la France.
- Pendant 70 ans, les papes successifs y vécurent soumis aux rois de France, jusqu’au retour de la résidence papale à Rome.
- Après que la Perse eut conquis Babylone et que le roi perse Cyrus eut libéré les Israélites, il fallut encore 140 ans pour que les exilés reviennent dans leur patrie en trois groupes successifs,
- jusqu’à ce qu’ils parviennent à une réforme complète et constituent un peuple uni à la volonté de Dieu, conformément aux exhortations du prophète Malachie qui annonçait aussi la venue du Messie. Dès lors, ils commencèrent à s’y préparer.
- Après le retour du pape à Rome, une période d’environ 140 ans traversa le Grand Schisme, le mouvement conciliaire et la restauration de l’autorité papale dans l’Église romaine,
- jusqu’à l’aube, en 1517, de la Réforme protestante menée par Martin Luther.
La période de préparation pour l’avènement du Messie et la période de préparation pour son retour
- Après le retour des Israélites à Jérusalem, il s’écoula encore 400 ans jusqu’à la venue de Jésus.
- Ce fut la période de préparation pour l’avènement du Messie, qui aurait dû être la période finale de l’histoire providentielle durant laquelle les conditions d’indemnité accumulées verticalement en 4 000 ans auraient été restaurées horizontalement par l’indemnité.
- Après le retour de la papauté à Rome, le christianisme doit accueillir le Christ, au second avènement, à la fin d’une période de 400 ans de préparation pour le second avènement du Messie.
- Cette période doit être la période finale de l’histoire providentielle, où toutes les conditions d’indemnité accumulées verticalement en 6 000 ans d’histoire de la providence de la restauration depuis le temps d’Adam sont restaurées horizontalement.
- Revenus de la captivité à Babylone,
- les juifs posèrent un fondement de foi : se repentant de leur péché d’idolâtrie et rebâtissant le Temple,
- ils revivifièrent leur foi sous la conduite du scribe Esdras, en se basant sur la Loi mosaïque.
- De même, les chrétiens du Moyen Âge posèrent un fondement de foi en cherchant à réformer l’Église romaine.
- Ces efforts aboutirent à la Réforme protestante menée par Martin Luther.
- Avec ce mouvement, la lumière de l’Évangile a percé l’obscurité de l’Europe médiévale et de nouveaux chemins se sont ouverts pour la foi.
- Pendant la période de préparation pour l’avènement du Messie, Dieu fit naître chez les peuples du monde entier des religions adaptées à leur situation et leur culture locales, leur permettant de faire les préparatifs intérieurs pour recevoir le Messie.
- Jésus devait venir sur ce fondement de préparation au niveau mondial et rassembler toutes les religions en une seule civilisation chrétienne mondiale.
- Pendant la période de préparation pour le second avènement du Messie, sous l’impulsion de la Renaissance,
- pratiquement tous les domaines de l’activité humaine – politique, économie, culture et science – ont connu une progression soutenue, créant un environnement mondial propice à l’œuvre du Christ au second avènement.
- À l’époque de Jésus, l’Empire romain exerçait son pouvoir sur de vastes étendues, que quadrillait un réseau de transports évolué et dense.
- C’était le centre d’une vaste civilisation hellénique.
- Tout était donc en place pour transmettre rapidement les enseignements du Messie au monde entier.
- De même, à notre époque du second avènement, la sphère de la démocratie politique s’est étendue aux confins du globe.
- Le progrès rapide des transports et des communications et les contacts très poussés entre langues et cultures ont beaucoup rapproché les pays du monde.
- Ces facteurs ont pleinement contribué à préparer un environnement dans lequel les enseignements du Christ à son retour peuvent librement et promptement toucher le cœur de tous les êtres humains.
La providence de la restauration et le progrès de l’histoire
- On peut comparer la société déchue à une personne déchue.
- On peut mieux comprendre l’histoire des sociétés bâties par l’humanité pécheresse en examinant la vie intérieure d’une personne déchue.
- Une personne déchue possède à la fois une âme originelle qui poursuit le bien et une âme déchue qui poursuit le mal ; un combat permanent oppose les deux âmes, d’où ses agissements changeants et conflictuels.
- La société humaine se composant d’individus constamment en guerre avec eux-mêmes, leurs rapports ne peuvent que respirer la discorde et la lutte.
- L’histoire a consisté essentiellement en rapports sociaux conflictuels évoluant constamment avec le temps. Elle s’est donc inévitablement déroulée dans la lutte et la guerre.
- Grâce à l’activité de son âme originelle, même une personne déchue peut répondre à la providence de la restauration et se joindre à la poursuite du bien.
- Ainsi, le progrès de l’histoire est le fait d’individus qui, même dans le tourbillon du bien et du mal, font des efforts résolus pour rejeter le mal et promouvoir le bien.
- Voilà pourquoi le monde vers lequel tend l’histoire est le Royaume de Dieu, dans lequel le but du bien se réalisera.
- Nous devons comprendre les combats et les guerres comme des phénomènes purement transitoires pour séparer le bien du mal dans la poursuite de ce but ultime du bien.
- En ce sens, on peut voir ce qui guide le progrès de l’histoire vers le bien : un constant processus de division du bien et du mal selon la providence de la restauration.
- De son côté, sur la base de ses liens de sang avec nos premiers ancêtres,
- Satan a œuvré par l’intermédiaire d’êtres humains déchus pour réaliser, en avance sur Dieu, une forme pervertie de la société idéale voulue par Dieu.
- Aussi voit-on s’élever dans l’histoire des sociétés hors-Principe, s’appuyant sur des versions dénaturées du Principe.
- À la fin de l’histoire, avant que Dieu ne puisse restaurer le Royaume de Dieu sur la terre, Satan aura bâti un monde hors-Principe, une imitation déformée du Royaume : il s’agit du monde communiste.
- La première société bâtie par les êtres humains déchus était une société collective primitive.
- Grâce à l’activité de l’âme originelle pressant les êtres humains de répondre à la providence de la restauration, des divisions entre le bien et le mal relatifs ont inévitablement surgi dans les sociétés primitives.
- Dieu appela Abraham hors du monde déchu, comme porte-drapeau du bien, et le bénit avec des descendants prêts à suivre la volonté de Dieu.
- Des descendants d’Abraham, Dieu fit la première société de clan israélite.
- Entrés comme société de clan en Égypte, ils avaient atteint le niveau d’une société tribale au moment où ils quittèrent l’Égypte pour Canaan.
- La société israélite pendant la période des juges était une société féodale.
- La société monarchique fusionna les unités plus petites de souveraineté politique et économique, établies par la société féodale précédente, en un territoire unique, à la population nombreuse, à l’économie forte et à la souveraineté bien défendue.
- Cela s’est fait par l’établissement du Royaume uni d’Israël que fonda le roi Saül.
- Après la chute de Juda, Dieu laissa le trône d’Israël vacant, plaçant le peuple juif sous le contrôle d’empires païens successifs, dont la Grèce.
- Dieu donna à la société d’Israël la forme de la démocratie grecque pour que, le jour où le Messie viendrait, il puisse être intronisé par la volonté du peuple.
- Mais le peuple juif fit crucifier Jésus. Aussi la providence n’atteignit-elle son but que spirituellement.
- Si le peuple juif avait reconnu en Jésus le Messie et s’était uni à lui, Jésus aurait gagné à sa cause l’Empire romain de son vivant.
- Jésus aurait été honoré dans tout cet Empire comme le Roi des rois et il aurait établi un royaume mondial avec Jérusalem pour capitale.
- Le peuple juif se montrant incrédule, la Judée fut détruite et l’Empire romain occidental expira en 476 apr. J.-C.
- Le centre de la providence de la restauration passa de la Judée, pays du chagrin amer de Dieu, à l’Europe de l’Ouest, ancien territoire de l’Empire romain occidental.
- Par conséquent, la providence spirituelle de la restauration fondée sur le christianisme a eu pour théâtre principal l’Europe occidentale.
- Ce n’est qu’en Europe occidentale que l’histoire de cette ère s’est déroulée exactement selon le schéma prévu par la providence de la restauration.
- L’histoire du christianisme en Europe occidentale nous éclaire sur les événements qui façonnèrent l’ère providentielle de la prolongation de la restauration.
- Comme la science, l’activité économique se déploie dans le monde pratique. De fait, le progrès économique est en rapport étroit avec le développement de la science.
- Aussi l’histoire religieuse, fondée sur le développement intérieur de la providence, et l’histoire économique, fondée sur le déroulement extérieur de la providence, ont-elles pris des voies divergentes, évoluant à des rythmes différents.
- La religion et l’économie, tout comme la religion et la science, ont beau évoluer dans un apparent désaccord, elles sont liées dans la vie de la société.
- La religion et l’économie se rapportent à notre vie sociale par la politique.
- L’histoire politique occidentale a ouvert la voie pour harmoniser la religion et l’économie.
- Aussi, pour saisir correctement le progrès de l’histoire vers l’accomplissement du but de la providence de la restauration, nous devons étudier séparément l’histoire de la politique.
- En crucifiant Jésus, la nation juive avait basculé du côté de Satan.
- Par conséquent, Dieu brisa cette société, s’adressant aux croyants fidèles pour qu’ils la quittent et bâtissent une société de clan chrétienne.
- La société de clan chrétienne se composait de communautés rudimentaires ayant peu, sinon pas, d’organisation politique ou économique structurée. Pendant cette période, la religion, la politique et l’économie ne progressèrent pas indépendamment.
- Malgré de sévères persécutions, la société de clan chrétienne, essaimant peu à peu dans l’Empire romain autour de la Méditerranée, évolua vers une société chrétienne tribale.
- La société chrétienne connut une forte expansion quand le christianisme parvint aux peuplades germaniques établies dans ce territoire vers la fin du IVe siècle.
- La société féodale naquit en Europe des cendres de l’Empire romain qui sombra dans le chaos quand l’autorité impériale rendit l’âme.
- Dieu suscita une société féodale chez les peuples germaniques fraîchement évangélisés qu’Il avait choisis pour mener la providence.
- En renforçant de petites unités sous Sa souveraineté dans les sphères de la vie religieuse, politique et économique, Dieu posa les bases pour établir un royaume divin.
- Dans la sphère religieuse, le christianisme monarchique était un royaume spirituel transcendant les frontières nationales.
- Il fut établi sous la direction de la papauté et sur le fondement spirituel pour le Messie.
- Avec le déclin de la féodalité à cette époque, les pouvoirs, jadis décentralisés, des seigneurs féodaux allaient se concentrer dans les mains des rois dans les grands États-nations.
- Dans la sphère politique, les monarchies absolues fleurirent jusqu’à la Révolution française de 1789.
- Dans le progrès de l’histoire économique, la féodalité fut suivie du capitalisme, qui s’accompagna de la période d’expansion coloniale. Le monopole des finances et du capital était le but de puissants capitalistes.
- Croissant en même temps que la montée de la monarchie absolue au XVIIe siècle, le capitalisme prit son essor pendant et après la révolution industrielle.
- Dieu initia un processus qui finit par abattre les sociétés monarchiques pour élever des démocraties à leur place, afin de commencer une nouvelle providence pour rebâtir une nation souveraine apte à recevoir le Messie.
- Le progrès de l’histoire dans le domaine religieux a atteint le stade du christianisme démocratique, après l’abolition du christianisme monarchique par la Réforme protestante de 1517.
- Par la Réforme, les forces démocratiques au sein du christianisme ont mis fin au royaume spirituel sur lequel la papauté avait exercé seule son autorité.
- Dans la sphère politique, les mouvements démocratiques qui se dressèrent contre les monarchies absolues des XVIIe et XVIIIe siècles furent porteurs de révolutions en Angleterre, aux États-Unis et en France, qui donnèrent naissance aux sociétés démocratiques actuelles.
- Le progrès de l’histoire économique suscita les idéaux socialistes qui sapèrent l’impérialisme, favorisant une forme de démocratie économique.
- En cherchant une société socialiste du côté céleste, l’âme originelle des peuples les a attirés vers les idéaux de communauté solidaire, de prospérité partagée et de valeurs universelles.
- Le monde dans lequel ces idéaux vont finir par se réaliser n’est autre que le Royaume de Dieu sur la terre, sous la conduite du Christ à son retour.
- Comme Satan imite à l’avance la providence, son camp a prôné le « socialisme scientifique », inspiré des théories du matérialisme dialectique et du matérialisme historique, pour bâtir le monde communiste.
- Comment la religion, la politique et l’économie, qui ont évolué selon des voies séparées, peuvent-elles converger vers un axe commun au terme de l’histoire providentielle et poser ainsi le fondement pour le second avènement du Messie ?
- Pour que les voies de la religion, de la politique et de l’économie convergent et réalisent l’idéal de Dieu, il faut une nouvelle expression de la vérité qui intègre pleinement la religion et la science.
- La religion fondée sur cette vérité amènera tous les êtres humains à s’unir avec Dieu par le cœur.
- De telles personnes érigeront une économie en accord avec l’idéal divin. Ainsi seront établis les fondements d’un nouvel ordre politique capable de réaliser l’idéal de la création.
- Ainsi naîtra le royaume messianique bâti sur les principes de communauté solidaire, de prospérité partagée et de valeurs universelles.